
Ce n’est pas simplement une entorse au droit d’informer, il s’agit ni plus ni moins d’une nouvelle attaque contre la liberté de la presse. La journaliste d’investigation originaire de Nantes, Ariane Lavrilleux, a été maintenue en garde à vue 39 heures par la DGSI ( Direction Générale de la Sécurité Intérieure), son domicile a été perquisitionné, son téléphone et son ordinateur saisis. Il lui est reproché la publication d’une série de 5 articles sur le site libre d’accès Disclose rappelant depuis 2015 le soutien militaire français au régime liberticide égyptien dans le cadre de l’opération « sirli ». Elle aurait ainsi mis à mal des secrets de la défense nationale !
En fait il semble plutôt qu’on veuille lui extorquer sa ou ses source(s), ce qui est tout à fait contraire aux principes garantissant la liberté de la presse.
Un rassemblement a eu lieu le 22 septembre au monument des 50 otages pour « défendre la liberté de la presse, la protection des sources et le droit pour tout citoyen à une information impartiale sur les actions de ses gouvernants ». Nous y étions.
Alors qu’on assiste à une mise à mal de la liberté d’informer du fait de la concentration accélérée des médias (cf. l’action tentaculaire de la nébuleuse Bolloré), l’arrestation d’Ariane Lavrilleux est à l’évidence une nouvelle tentative par l’État macroniste d’intimidation à l’encontre de l’ensemble des journalistes mais aussi des éventuels lanceurs d’alerte. Cela s’avère très dangereux pour notre démocratie et nous nous devons de nous élever contre.
BASE solidaire d’Ariane Lavrilleux.
Phil
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