
Marine Le Pen ainsi qu’une vingtaine d’autres membres du Rassemblement National et le parti lui-même en tant que personne morale, sont poursuivis dans l’affaire dite « des assistants parlementaires au Parlement Européen ». Au-delà du risque d’une condamnation à cinq ans de prison, dont deux ans ferme aménageables et 300 000 euros d’amende, ce que Marine-à-la-peine craint le plus ce sont les cinq ans d’inéligibilité que demande contre elle le ministère public, tout en en réclamant l’exécution provisoire, même en cas d’appel. Si cela était, elle ne pourrait donc pas se re-re-représenter à la prochaine élection présidentielle prévue en 2027. D’où les cris d’orfraie, principalement (mais pas que ?) de l’extrême droite. Si le procès devait confirmer que les accusés ont bien piqué des millions d’€ dans la caisse d’une Europe qu’ils n’ont pourtant cessé de vilipender, ça la ficherait mal pour un parti qui se proclamait « mains propres et tête haute ». Toute sa vindicte contre les voleurs de pommes, et lui, à tout jamais au-dessus des lois ?
Mais, Marine Le Pen écartée, n’y aurait-il pour autant plus de danger de voir l’extrême droite arriver au pouvoir en France ? Il faut bien s’avouer que non. D’abord parce que pressentant peut-être son inéligibilité à venir, elle s’est choisi un dauphin au cas où, le tik-toké Jordan Bardella. Et si ce dernier devait ne plus faire l’affaire, il serait toujours possible de trouver un autre candidat. Ce n’est pas ce qui manque, et malheureusement pas seulement dans notre pays.
Après tout, ailleurs dans le monde, même non labellisés Le Pen, les leaders d’extrême droite fleurissent : ils ont nom Trump, Orban, Meloni, Milei, Fico, et autres Wilders, sans bien sûr, oublier Poutine et Netanyahou. Ils ont au fil des années grignoté les opinions publiques à coup de fake-news serinées dans les réseaux sociaux, relayées à l’envi par une presse de plus en plus vampirisée par des propriétaires de presse ultraréacs (Bolloré par exemple mais il n’est pas le seul) ou des officines d’états peu recommandables (la Russie par exemple mais elle n’est pas la seule). En fin de compte, c’est par les élections qu’ils sont arrivés au pouvoir les uns et les autres. Souvent d’ailleurs grâce à la frilosité, voire à la participation de gens de droite. Sans oublier la courte vue des gens de gauche dont la vigilance a trop souvent fait défaut.
Et notre Maire tout sourire, qu’en pense-t-elle?
La P’tite Annick
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