La FNSEA bassine

et même nous méga-bassine

contenance ; 1 000 000 m3 qui dit mieux?

40% de l’eau consommée en France l’est pour l’agriculture (consommation animale et irrigation des cultures). Le changement climatique et la sécheresse qui l’accompagne sont donc un réel danger pour ce secteur par ailleurs essentiel. D’où des réponses nouvelles, parfois malheureusement inappropriées sinon dangereuses. Par exemple la multiplication des méga-bassines en Poitou Charentes et dont il commence à être question en Pays de la Loire, voire en Bretagne, promues notamment par la FNSEA et par Madame Morençais, la Présidente de la région Pays de la Loire.

Mais qu’est-ce donc qu’une méga-bassine ? C’est un bassin artificiel décaissé, entouré d’une digue généralement de forme rectangulaire haute d’une dizaine de mètres, tapissé d’un fond plastifié imperméable. Sa superficie est en moyenne de 8 ha, mais peut atteindre 18 ha (l’équivalent d’une quarantaine de terrains de football).

La méga-bassine est remplie massivement en hiver par de l’eau ponctionnée un peu dans les cours d’eau et principalement dans les nappes phréatiques. Ce qui induit pour elles une recharge hydrique hivernale insuffisante, fait baisser leur niveau, provoquant mécaniquement un assèchement des zones humides tributaires, et donc un appauvrissement floristique et faunistique.

De plus, l’eau des nappes phréatiques est déjà plus ou moins chargée en pesticides et engrais, et autres substances inconsidérément épandues depuis des années. Ainsi l’arrosage avec l’eau des bassines va encore rajouter de la pollution chimique à des nappes déjà polluées.

Enfin, rappelons qu’au moins 10% de l’eau stockée va disparaitre du fait de l’évaporation qui est un phénomène naturel dû à l’action conjuguée du soleil et du vent.

Tout ça pour servir uniquement l’agriculture industrielle, et notamment la culture du maïs qui, à la différence d’autres graminées fourragères (le sorgho par exemple) est une plante qui nécessite un maximum d’eau en été, juste au moment des risque de pénuries.

Nouvel exemple, si besoin était, de la fuite en avant sans réflexion sur l’avenir du vivant.

Pour plus d’informations sur ce sujet, nous vous invitons à consulter les sites dédiés de la Confédération Paysanne.

Une réponse à « La FNSEA bassine »

  1. Super l’article’ j’adhere

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